Présentation

Numeclic – projet aide à l’insertion sociale par l’usage des technologies numériques

Numeclic est un projet porté par le Diaconat de Bordeaux, la Mairie de Bordeaux, financé par la Fondation Orange et co-réalisé avec l’entreprise 10h11.
Numeclic propose des ateliers d’usages numériques aux personnes en difficulté sociale. Les difficultés étant essentiellement liées à l’insertion à l’emploi et l’insertion au logement. Numeclic a pour vocation de répondre à la question : est-ce que l’usage des technologies numériques permet d’améliorer l’insertion sociale pour les personnes en difficulté

Le projet se propose de créer un cadre d’action au bénéfice d’une population précarisée d’une soixantaine de personnes, par le biais d’un dispositif d’accompagnement, de formation, de remotivation en termes d’image de soi, de sociabilité et de solvabilité sur le marché du travail.

Il s’appuie sur des méthodologies de construction de l’identité numérique de la personne déjà éprouvées dans le monde anglo-saxon, et en particulier au canada, en proposant l’édification individuelle d’un e-portfolio. Il vise, outre les effets de ré-assurance de la personne, à produire un effet social local, en changeant la perception de la population bénéficiaire aux yeux du grand public.

Quelle est la génèse du projet Numeclic ?

Le projet est né à l’occasion de réflexions tenues dans le cadre du projet « Bordeaux, Cité Digitale », qui associait des représentants d’associations intervenant auprès de publics défavorisés, de structures d’accompagnement, d’hébergement, d’insertion par le logement, en liaison avec les services sociaux de la ville de Bordeaux.

Le besoin d’actions innovantes était apparu, pour créer de nouvelles dynamiques et traiter plus activement le problème, croissant, de la fracture numérique qui se crée au sein de la population, entre le grand public et les publics en précarité. Ces derniers, faute d’une culture web constituée au fil des ans, courent un risque qui est double :

  • Celui de ne pas pouvoir tirer parti des opportunités offertes aujourd’hui par le net en terme de consommation, de participation citoyenne, ou d’accès à la culture,
  • De façon plus critique, ces publics sont évidemment beaucoup plus exposés aux mauvaises pratiques, voire aux malveillances ayant cours sur la toile : faux sites de sociabilité intéressés, fausses alertes, abus de crédulité en général pouvant se traduire par une captation d’argent de la victime.

A côté de ce besoin de doter les publics d’une culture critique du web, les participants au groupe de travail ont souhaité faire de la prise en main du web l’occasion d’un travail de construction d’une identité numérique qui dote la personne d’un outil simple, qui permette :

  • La valorisation de soi,
  • Un retour sur un parcours et sa mise en récit (avec une visée thérapeutique pour certains), – la création d’un lieu d’existence propre sur la toile, – un moyen de participer à la vie de la Cité – pour les publics qui s’y prêtent, un outil opérant pour faciliter les recherches d’emplois.